Daf Study

תלמוד בבליסוכה נ״ו ב
Torah-Box scan of Sukkah 56b

Sukkah 56b: Talmud study for Daf Yomi

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Sukkah 56b text and translations

This page of Sukkah includes the Aramaic text and an AI-generated French translation, alongside the scan above.

סוכה נ״ו ב · Aramaic and Hebrew text

וְהָנֵי תַּרְתֵּי מַאי עֲבִידְתַּיְיהוּ? אָמַר רַבִּי יִצְחָק: בִּשְׂכַר הַגָּפַת דְּלָתוֹת. וְנֵימָא לֵיהּ דַּל בְּדַל! אָמַר אַבָּיֵי: בּוּצִינָא טָבָא מִקָּרָא.

אָמַר רַב יְהוּדָה: וּבַמּוּסָפִין חוֹלְקִין. מֵיתִיבִי: מִשְׁמָרָה הַיּוֹצֵאת עוֹשָׂה תָּמִיד שֶׁל שַׁחַר וּמוּסָפִין, מִשְׁמָרָה הַנִּכְנֶסֶת עוֹשָׂה תָּמִיד שֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם וּבָזִיכִין — וְאִילּוּ ״מוּסָפִין חוֹלְקִין״ לָא קָתָנֵי! הַאי תַּנָּא בַּחֲלוּקָּה לָא קָא מַיְירֵי.

אָמַר רָבָא: וְהָא תָּנָא דְּבֵי שְׁמוּאֵל, דְּמַיְירִי בַּחֲלוּקָּה, וּ״בַמּוּסָפִין חוֹלְקִין״ לָא קָתָנֵי? דְּתָנָא דְּבֵי שְׁמוּאֵל: מִשְׁמָרָה הַיּוֹצֵאת עוֹשָׂה תָּמִיד שֶׁל שַׁחַר וּמוּסָפִין, מִשְׁמָרָה הַנִּכְנֶסֶת עוֹשָׂה תָּמִיד שֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם וּבָזִיכִין. אַרְבָּעָה כֹּהֲנִים הָיוּ נִכְנָסִין שָׁם. שְׁנַיִם מִמִּשְׁמָרָה זוֹ, וּשְׁנַיִם מִמִּשְׁמָרָה זוֹ, וְחוֹלְקִין לֶחֶם הַפָּנִים. וְאִילּוּ ״בַּמּוּסָפִין חוֹלְקִין״ לָא קָתָנֵי! תְּיוּבְתָּא דְרַב יְהוּדָה! תְּיוּבְתָּא.

הַנִּכְנָסִין חוֹלְקִין בַּצָּפוֹן. תָּנוּ רַבָּנַן: הַנִּכְנָסִין חוֹלְקִין בַּצָּפוֹן — כְּדֵי שֶׁיֵּרָאוּ שֶׁהֵן נִכְנָסִין, וְהַיּוֹצְאִין חוֹלְקִין בַּדָּרוֹם — כְּדֵי שֶׁיֵּרָאוּ שֶׁהֵן יוֹצְאִין.

בִּילְגָּה לְעוֹלָם חוֹלֶקֶת בַּדָּרוֹם. תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּמִרְיָם בַּת בִּילְגָּה שֶׁהֵמִירָה דָּתָהּ, וְהָלְכָה וְנִשֵּׂאת לְסַרְדְּיוֹט אֶחָד מִמַּלְכֵי יְווֹנִים. כְּשֶׁנִּכְנְסוּ יְווֹנִים לַהֵיכָל, הָיְתָה מְבַעֶטֶת בְּסַנְדָּלָהּ עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ, וְאָמְרָה: לוֹקוּס לוֹקוּס! עַד מָתַי אַתָּה מְכַלֶּה מָמוֹנָן שֶׁל יִשְׂרָאֵל וְאִי אַתָּה עוֹמֵד עֲלֵיהֶם בִּשְׁעַת הַדְּחָק! וּכְשֶׁשָּׁמְעוּ חֲכָמִים בַּדָּבָר, קָבְעוּ אֶת טַבַּעְתָּהּ וְסָתְמוּ אֶת חַלּוֹנָהּ.

וְיֵשׁ אוֹמְרִים: מִשְׁמַרְתּוֹ שׁוֹהָה לָבֹא, וְנִכְנַס יֶשֶׁבָב אָחִיו עִמּוֹ וְשִׁימֵּשׁ תַּחְתָּיו. אַף עַל פִּי שֶׁשְּׁכֵינֵי הָרְשָׁעִים לֹא נִשְׂתַּכְּרוּ, שְׁכֵינֵי בִילְגָּה — נִשְׂתַּכְּרוּ, שֶׁבִּילְגָּה לְעוֹלָם חוֹלֶקֶת בַּדָּרוֹם, וְיֶשֶׁבָב אָחִיו בַּצָּפוֹן.

בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר מִשְׁמַרְתּוֹ שׁוֹהָה לָבֹא, הַיְינוּ דְּקָנְסִינַן לְכוּלַּהּ מִשְׁמָרָה. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר מִרְיָם בַּת בִּילְגָּה שֶׁהֵמִירָה דָתָה, מִשּׁוּם בְּרַתֵּיה קָנְסִינַן לֵיהּ לְדִידֵיהּ? אָמַר אַבָּיֵי: אִין, כִּדְאָמְרִי אִינָשֵׁי: שׁוּתָא דְיָנוֹקָא בְּשׁוּקָא, אוֹ דַאֲבוּהַּ אוֹ דְאִימֵּיהּ.

וּמִשּׁוּם אֲבוּהּ וְאִימֵּיהּ קָנְסִינַן לְכוּלַּהּ מִשְׁמָרָה? אָמַר אַבָּיֵי: אוֹי לָרָשָׁע אוֹי לִשְׁכֵינוֹ, טוֹב לַצַּדִּיק טוֹב לִשְׁכֵינוֹ [שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִמְרוּ צַדִּיק כִּי טוֹב כִּי פְרִי מַעַלְלֵיהֶם יֹאכֵלוּ״].



הֲדַרַן עֲלָךְ הֶחָלִיל וּסְלִיקָא לַהּ מַסֶּכֶת סוּכָּה

Sukkah 56b · Traduction française (IA)

La Guemara demande : À quoi servent ces deux pains supplémentaires reçus par la garde entrante ? Rabbi Yitzḥak dit : Ils constituent une compensation pour avoir fermé les portes du Temple. La Guemara demande : Pourquoi la garde sortante ne dirait-elle pas à la garde entrante : « Renoncez cette semaine à votre revendication sur les pains supplémentaires et partageons-les à égalité ; la garde entrante de la semaine prochaine renoncera à son tour à sa revendication la semaine prochaine » ? Abaye dit : Un concombre mûr maintenant vaut mieux qu’une courge qui n’a pas encore mûri. Un petit profit immédiat est préférable à un grand profit éventuel.

Rav Yehuda dit : Ils se partagent aussi les peaux des sacrifices supplémentaires. La Guemara soulève une objection à partir d’une baraïta : La garde sortante accomplit le service de l’offrande quotidienne du matin et des sacrifices supplémentaires, tandis que la garde entrante accomplit le service de l’offrande quotidienne de l’après-midi et le service des récipients d’encens du pain de proposition. Or, la baraïta ne dit rien du partage des peaux des sacrifices supplémentaires. La Guemara répond : Ce tanna ne parle pas du partage des peaux, mais du partage du service du Temple ; c’est pourquoi le partage des peaux n’est pas mentionné.

Rava dit : Mais le tanna de l’école de Shmuel, qui parle du partage entre les gardes entrante et sortante, n’a-t-il pas omis d’enseigner le partage des peaux des sacrifices supplémentaires mentionné par Rav Yehuda ? En effet, l’école de Shmuel enseignait : La garde sortante accomplit le service de l’offrande quotidienne du matin et des sacrifices supplémentaires ; la garde entrante accomplit le service des offrandes quotidiennes de l’après-midi et le service des récipients. Et comment ce service était-il accompli ? Quatre prêtres entraient dans le Sanctuaire, deux de la garde sortante et deux de la garde entrante, et ils se partageaient le pain de proposition. Mais le texte ne dit rien du partage des peaux des sacrifices supplémentaires. La Guemara suggère : C’est une réfutation définitive de l’opinion de Rav Yehuda. La Guemara conclut : En effet, c’est une réfutation définitive.

§ La Michna poursuit : Les membres de la garde entrante se partagent le pain de proposition dans la partie nord de la cour, et les membres de la garde sortante dans la partie sud. Les Sages ont enseigné dans une baraïta : Les membres de la garde entrante se partagent le pain de proposition au nord, dans une partie de la cour du Temple dotée d’un plus haut degré de sainteté, afin que l’on voie qu’ils sont la garde entrante ; les membres de la garde sortante se le partagent au sud, afin que l’on voie qu’ils sont la garde sortante.

Nous avons appris dans la Michna que Bilga se partage toujours le pain de proposition au sud, même lorsqu’elle est la garde entrante. La Guemara précise : Les Sages ont enseigné dans une baraïta : Il arriva que Miriam, fille d’un membre de la garde de Bilga, apostasia et épousa un soldat [sardeyot] servant dans l’armée des rois grecs. Lorsque les Grecs entrèrent dans le Sanctuaire, elle y entra avec eux et frappait l’autel de sa sandale en disant : « Loup, loup [lokos], jusqu’à quand dévoreras-tu les biens du peuple juif sans te tenir à ses côtés lorsqu’il traverse des circonstances difficiles ? » Après la victoire des Hasmonéens sur les Grecs, lorsque les Sages apprirent cette affaire et la manière dont elle avait dénigré l’autel, ils fixèrent l’anneau de la garde de Bilga, le rendant inutilisable, et scellèrent sa niche.

Certains disent que la garde fut sanctionnée pour une autre raison. Un jour, des membres de la garde de Bilga tardèrent à arriver au Temple. Les membres de la garde précédente, celle de Yeshevav, son frère, entrèrent avec les membres de la garde de Bilga qui étaient arrivés et assurèrent le service à la place des membres absents de la garde de son frère. La Guemara fait remarquer : Bien que les voisins des méchants ne tirent généralement aucun profit, selon le principe « Malheur au méchant, malheur à son voisin », les voisins de Bilga en tirèrent profit : Bilga se partage toujours le pain de proposition au sud, même lorsque sa garde est entrante, et son frère Yeshevav se le partage toujours au nord, même lorsque sa garde est sortante.

La Guemara précise : Certes, selon celui qui dit que Bilga fut sanctionnée parce que des membres de sa garde avaient tardé à arriver au Temple, on comprend pourquoi toute la garde est sanctionnée. Mais selon celui qui dit que la sanction est due à Miriam, fille de Bilga, qui apostasia, sanctionne-t-on toute la garde de Bilga à cause de sa fille ? Abaye dit : Oui, car les gens disent : « Les propos d’un enfant sur la place du marché lui viennent soit de son père, soit de sa mère. » Miriam n’aurait jamais tenu de tels propos si elle n’avait pas entendu des paroles de cette sorte dans la maison de ses parents.

La Guemara demande : À cause du père et de la mère de Miriam, sanctionne-t-on toute une garde ? Abaye dit : « Malheur au méchant, malheur à son voisin. » Pour conclure le traité sur une note positive, la Guemara dit : « Heureux le juste, heureux son voisin », comme il est dit : « Dites du juste qu’il sera heureux, car ils mangeront le fruit de leurs œuvres » (Isaïe 3:10). Les voisins d’un homme juste, qui voient et reconnaissent le bien qui lui arrive, profiteront de leur proximité avec lui.

Nous avons maintenant achevé le chapitre « La flûte » et tout le traité Soukka.

Traduction française générée par IA à partir de l’édition anglaise de Sefaria. Vérifie toujours un passage avec le texte source.

Text from Sefaria: William Davidson Edition - Vocalized Aramaic (CC BY NC).