
Nedarim 58a: Talmud study for Daf Yomi
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This page of Nedarim includes the Aramaic text, an English translation and an AI-generated French translation, alongside the scan above.
נדרים נ״ח א · Aramaic and Hebrew text
כׇּל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַתִּירִין, כְּגוֹן טֶבֶל וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ וְחָדָשׁ — לֹא נָתְנוּ בָּהֶן חֲכָמִים שִׁיעוּר. וְכׇל דָּבָר שֶׁאֵין לוֹ מַתִּירִין, כְּגוֹן תְּרוּמָה וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר וְחַלָּה וְעׇרְלָה וְכִלְאֵי הַכֶּרֶם — נָתְנוּ בָּהֶם חֲכָמִים שִׁיעוּר.
אָמְרוּ לוֹ: וַהֲלֹא שְׁבִיעִית אֵין לָהּ מַתִּירִין, וְלֹא נָתְנוּ בָּהּ חֲכָמִים שִׁיעוּר. דִּתְנַן: הַשְּׁבִיעִית אוֹסֶרֶת כׇּל שֶׁהוּא בְּמִינָהּ! אָמַר לָהֶן: אַף אֲנִי לֹא אָמַרְתִּי אֶלָּא לְבִיעוּר.
אֲבָל לַאֲכִילָה בְּנוֹתֵן טַעַם. וְדִלְמָא הָא נָמֵי לְחוּמְרָא שָׁאנֵי!
אֶלָּא מִן הָדָא פַּשְׁטַהּ, דִּתְנַן: בְּצָלִים שֶׁיָּרְדוּ עֲלֵיהֶם גְּשָׁמִים וְצָמְחוּ, אִם הָיוּ עָלִין שֶׁלָּהֶן שְׁחוֹרִין — אֲסוּרִין. הוֹרִיקוּ — מוּתָּרִין.
רַבִּי חֲנַנְיָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אוֹמֵר: אִם יְכוֹלִין לִיתָּלֵשׁ בֶּעָלִין שֶׁלָּהֶן — אֲסוּרִין. וּכְנֶגְדָּן, לְמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית — מוּתָּרִין. לְמֵימְרָא דְּגִידּוּלֵי הֶיתֵּר מַעֲלִין אֶת הָאִיסּוּר. וְדִלְמָא בִּמְדוּכָּנִין.
אֶלָּא מִן הָדָא, דְּתַנְיָא:
Nedarim 58a · English translation
For any item that can become permitted, i.e., a forbidden object whose prohibition can or will lapse, for example, untithed produce that can be permitted through tithing, and second tithe that is permitted through redemption or bringing it to Jerusalem (Deuteronomy 14:24–26), and consecrated items that are also permitted through redemption, and produce of the new crop that is permitted after the sacrifice of the omer offering (Leviticus 23:14), the Sages did not determine a measure for their neutralization, and no mixture with any quantity of permitted items neutralizes their prohibition. And for any item that cannot become permitted, for example, teruma, and teruma of the tithe, and ḥalla (Numbers 15:20–21); fruit of a tree during the first three years after its planting [orla]; and forbidden food crops in a vineyard (Deuteronomy 22:9), the Sages determined a measure for their neutralization.
The Rabbis said to Rabbi Shimon: But isn’t Sabbatical-Year produce an item that cannot become permitted, and nevertheless, the Sages did not determine a measure for its neutralization, as we learned in a mishna (Shevi’it 7:7): The Sabbatical-Year produce prohibits permitted produce of its own species with which it is mixed in any amount. Rabbi Shimon said to them: I too said that Sabbatical-Year produce prohibits permitted produce in a mixture and permitted growths that develop from it only with regard to the removal of the produce. Sabbatical-Year produce may be eaten only as long as produce of that species remains in the field, after which it must be removed from one’s possession. Since it is permitted to eat the produce before that time, its legal status during this period is that of an item that can become permitted.
However, with regard to the permissibility of eating Sabbatical-Year produce after the time of removal has passed, when eating that produce is prohibited, the Sages determined a measure for their neutralization. The mixture is forbidden only if the measure of that produce is enough to impart flavor to the mixture. Apparently, permitted growths can neutralize the prohibition of the original item. The Gemara rejects the proof: And perhaps here too, it is different when the ruling is a stringency. In this case, the stringency is that the original item is sacred with the sanctity of the Sabbatical Year. However, here too, there is no proof that the same would be true in cases where the result is a leniency.
Rather, Yishmael of Kefar Yamma resolved his dilemma from this source, as we learned in a mishna (Shevi’it 6:3): With regard to sixth-year onions upon which rain fell during the Sabbatical Year, and they sprouted, if their leaves were black [sheḥorin], i.e., dark green, an indication of fresh, recent growth, the onions are forbidden as Sabbatical-Year growth. If their leaves turned green [horiku], i.e., lighter and yellower, and appeared withered, the onions are permitted, as they are considered a product of the sixth year.
Rabbi Ḥanina ben Antigonus says: There is a different indicator; if the plants can be uprooted by their leaves, clearly the leaves are fresh and recent, and they are forbidden. And in the parallel situation, if that indicator was discovered in a Sabbatical-Year onion that sprouted at the conclusion of the Sabbatical Year, i.e., during the eighth year, the onions are permitted. The Gemara asks: Is this to say that one may conclude from here that permitted growth neutralizes the prohibition of the original plant? The Gemara rejects this conclusion: And perhaps the halakha is with regard to crushed [medukhanin], pounded onions, and the reason that the prohibition of the original plant is neutralized is not that the permitted growth neutralizes the prohibition, but that it is no longer fit for consumption.
Rather, the dilemma can be resolved from this source; as it is taught in a baraita:
Nedarim 58a · Traduction française (IA)
Pour tout élément susceptible de devenir permis, c’est-à-dire un objet interdit dont l’interdiction peut ou doit prendre fin — par exemple, des produits non soumis à la dîme, qui peuvent devenir permis par le prélèvement des dîmes ; la seconde dîme, qui devient permise par rachat ou en l’apportant à Jérusalem (Deutéronome 14,24-26) ; les biens consacrés, qui deviennent eux aussi permis par rachat ; et les produits de la nouvelle récolte, qui deviennent permis après le sacrifice de l’offrande du ômer (Lévitique 23,14) — les Sages n’ont fixé aucune mesure pour leur annulation, et aucun mélange, quelle que soit la quantité d’éléments permis, n’annule leur interdiction. En revanche, pour tout élément qui ne peut pas devenir permis — par exemple, la terouma, la terouma de la dîme et la ḥalla (Nombres 15,20-21) ; les fruits d’un arbre pendant les trois premières années suivant sa plantation [orla] ; et les cultures interdites dans une vigne (Deutéronome 22,9) — les Sages ont fixé une mesure pour leur annulation.
Les rabbins dirent à Rabbi Shimon : « Mais les produits de la septième année ne sont-ils pas un élément qui ne peut pas devenir permis ? Pourtant, les Sages n’ont fixé aucune mesure pour leur annulation, comme nous l’avons appris dans une Michna (Shevi’it 7:7) : Les produits de la septième année interdisent, quelle qu’en soit la quantité, les produits permis de la même espèce avec lesquels ils sont mélangés. » Rabbi Shimon leur dit : « Moi aussi, j’ai dit que les produits de la septième année interdisent les produits permis avec lesquels ils sont mélangés, ainsi que les pousses permises qui en proviennent, uniquement en ce qui concerne l’élimination des produits. » Les produits de la septième année ne peuvent être consommés que tant qu’il reste dans les champs des produits de cette espèce ; ensuite, il faut les retirer de sa possession. Puisqu’il est permis de les consommer avant ce moment, leur statut juridique durant cette période est celui d’un élément susceptible de devenir permis.
En revanche, s’agissant de la permission de consommer les produits de la septième année après l’échéance du délai d’élimination, alors que leur consommation est interdite, les Sages ont fixé une mesure pour leur annulation. Le mélange n’est interdit que si la quantité de ces produits suffit à lui communiquer leur saveur. Il semble donc que les pousses permises puissent annuler l’interdiction de l’élément d’origine. La Guemara rejette cette preuve : Peut-être que, là aussi, le cas est différent lorsque la décision est rigoureuse. En l’occurrence, la rigueur tient au fait que l’élément d’origine possède la sainteté de la septième année. Toutefois, cela ne prouve toujours pas que la même règle s’applique dans les cas où il en résulte un allègement.
Yishmael de Kefar Yamma résolut plutôt son dilemme à partir de cette source, comme nous l’avons appris dans une Michna (Shevi’it 6:3) : À propos d’oignons de la sixième année sur lesquels la pluie est tombée pendant la septième année et qui ont germé, si leurs feuilles étaient noires [sheḥorin], c’est-à-dire d’un vert foncé, signe d’une pousse fraîche et récente, les oignons sont interdits en tant que pousses de la septième année. Si leurs feuilles ont verdi [horiku], c’est-à-dire sont devenues plus claires et plus jaunâtres, et semblaient flétries, les oignons sont permis, car ils sont considérés comme des produits de la sixième année.
Rabbi Ḥanina ben Antigonus dit : « Il existe un autre indicateur : si l’on peut déraciner les plants en les tirant par leurs feuilles, celles-ci sont manifestement fraîches et récentes, et les plants sont interdits. » Dans le cas parallèle, si l’on constate cet indicateur sur un oignon de la septième année qui a germé à la fin de celle-ci, c’est-à-dire pendant la huitième année, les oignons sont permis. La Guemara demande : Faut-il en déduire que les pousses permises annulent l’interdiction de la plante d’origine ? La Guemara rejette cette conclusion : Peut-être s’agit-il d’oignons écrasés [medukhanin], c’est-à-dire pilés ; si l’interdiction de la plante d’origine est annulée, ce n’est pas parce que les pousses permises annulent l’interdiction, mais parce que les oignons ne sont plus propres à la consommation.
On peut plutôt résoudre le dilemme à partir de cette source, comme il est enseigné dans une baraïta :
Traduction française générée par IA à partir de l’édition anglaise de Sefaria. Vérifie toujours un passage avec le texte source.
Text from Sefaria: William Davidson Edition - Vocalized Aramaic (CC BY NC); William Davidson Edition - English (CC BY NC).