
Shabbat 20b: Talmud study for Daf Yomi
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This page of Shabbat includes the Aramaic text and an AI-generated French translation, alongside the scan above.
שבת כ׳ ב · Aramaic and Hebrew text
אָמַר רַב כָּהֲנָא: קָנִים שֶׁאֲגָדָן — צְרִיכִין רוֹב, לֹא אֲגָדָן — אֵין צְרִיכִין רוֹב. גַּרְעִינִין — צְרִיכִין רוֹב, נְתָנָן בְּחוֹתָלוֹת — אֵין צְרִיכִין רוֹב.
תָּנֵי רַב יוֹסֵף: אַרְבַּע מְדוּרוֹת אֵין צְרִיכִין רוֹב: שֶׁל זֶפֶת, וְשֶׁל גׇּפְרִית, וְשֶׁל גְּבִינָה, וְשֶׁל רְבָב. בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: אַף שֶׁל קַשׁ וְשֶׁל גְּבָבָא.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עֵצִים שֶׁל בָּבֶל אֵין צְרִיכִין רוֹב. מַתְקִיף לַהּ רַב יוֹסֵף: מַאי הִיא? אִילֵימָא סִילְתֵּי — הַשְׁתָּא פְּתִילָה אָמַר עוּלָּא הַמַּדְלִיק צָרִיךְ שֶׁיַּדְלִיק בְּרוֹב הַיּוֹצֵא, סִילְתֵּי מִבַּעְיָא? אֶלָּא אָמַר רַב יוֹסֵף: שׂוֹכָא דְאַרְזָא. רָמֵי בַּר אַבָּא אָמַר: זָאזָא.
הדרן עלך יציאות השבת
מַתְנִי׳ בַּמֶּה מַדְלִיקִין וּבַמָּה אֵין מַדְלִיקִין? אֵין מַדְלִיקִין לֹא בְּלֶכֶשׁ, וְלֹא בְּחוֹסֶן, וְלֹא בְּכָלָךְ, וְלֹא בִּפְתִילַת הָאִידָן, וְלֹא בִּפְתִילַת הַמִּדְבָּר, וְלֹא בִּירוֹקָה שֶׁעַל פְּנֵי הַמַּיִם, וְלֹא בְּזֶפֶת, וְלֹא בְּשַׁעֲוָה, וְלֹא בְּשֶׁמֶן קִיק, וְלֹא בְּשֶׁמֶן שְׂרֵיפָה, וְלֹא בְּאַלְיָה, וְלֹא בְּחֵלֶב. נַחוּם הַמָּדִי אוֹמֵר: מַדְלִיקִין בְּחֵלֶב מְבוּשָּׁל. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֶחָד מְבוּשָּׁל וְאֶחָד שֶׁאֵינוֹ מְבוּשָּׁל אֵין מַדְלִיקִין בּוֹ.
גְּמָ׳ לֶכֶשׁ — שׂוֹכָא דְאַרְזָא. שׂוֹכָא דְאַרְזָא עֵץ בְּעָלְמָא הוּא! בְּעַמְרָנִיתָא דְּאִית בֵּיהּ.
וְלֹא בְּחוֹסֶן. אָמַר רַב יוֹסֵף: נְעוֹרֶת שֶׁל פִּשְׁתָּן. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְהָכְתִיב ״וְהָיָה הֶחָסוֹן לִנְעוֹרֶת״, מִכְּלָל דְּחוֹסֶן לָאו נְעוֹרֶת הוּא! אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: כִּיתָּנָא דִּדְיִיק וְלָא נְפִיץ.
וְלֹא בְּכָלָךְ. אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁאֵלְתִּינְהוּ לְכׇל נָחוֹתֵי יַמָּא וְאָמְרִי (לַהּ) כּוּלְכָא שְׁמֵיהּ. רַב יִצְחָק בַּר זְעֵירָא אָמַר: גּוּשְׁקְרָא.
רָבִין וְאַבָּיֵי הֲווֹ יָתְבִי קַמֵּיהּ דְּרַבָּנָא נְחֶמְיָה אֲחוּהּ דְּרֵישׁ גָּלוּתָא. חַזְיֵיהּ דַּהֲוָה לְבִישׁ מְטַכְסָא. אֲמַר לֵיהּ רָבִין לְאַבָּיֵי: הַיְינוּ כָּלָךְ דִּתְנַן. אֲמַר לֵיהּ: אֲנַן ״שִׁירָא פְּרַנְדָּא״ קָרֵינַן לֵיהּ.
מֵיתִיבִי: הַשִּׁירָאִים וְהַכָּלָךְ וְהַסְּרִיקִין חַיָּיבִין בְּצִיצִית, תְּיוּבְתָּא דְרָבִין! תְּיוּבְתָּא. אִיבָּעֵית אֵימָא: שִׁירָא לְחוּד, וְשִׁירָא פְּרַנְדָּא לְחוּד.
וְלֹא בִּפְתִילַת הָאִידָן — אַחְוִינָא. רָבִין וְאַבָּיֵי הֲווֹ קָאָזְלִי בְּפַקְתָּא דְטַמְרוּרִיתָא. חֲזַנְהִי לְהָנְהוּ אַרְבָתָא. אֲמַר לֵיהּ רָבִין לְאַבָּיֵי: הַיְינוּ אִידָן דִּתְנַן. אֲמַר לֵיהּ: הַהִיא עֵץ בְּעָלְמָא הוּא! קְלַף וְאַחְוִי לֵיהּ עַמְרָנִיתָא דְּבֵינֵי בֵּינֵי. וְלֹא בִּפְתִילַת הַמִּדְבָּר — שַׁבְרָא.
וְלֹא בִּירוֹקָה שֶׁעַל כּוּ׳. מַאי הִיא? אִילֵימָא אוּכַּמְתָּא דַחֲרִיצֵי — אִיפָּרוֹכֵי מִפָּרְכָן. אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: אוּכַּמְתָּא דְּאַרְבָּא.
תָּנָא: הוֹסִיפוּ עֲלֵיהֶן שֶׁל צֶמֶר וְשֶׁל שֵׂעָר. וְתַנָּא דִידַן: צֶמֶר מִכְווֹץ כָּוֵויץ, שֵׂעָר אִיחֲרוֹכֵי מִיחֲרַךְ.
וְלֹא בְּזֶפֶת. זֶפֶת — זִיפְתָּא, שַׁעֲוָה — קִירוּתָא. תָּנָא: עַד כָּאן פְּסוּל פְּתִילוֹת, מִכָּאן וְאֵילָךְ פְּסוּל שְׁמָנִים. פְּשִׁיטָא! שַׁעֲוָה אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ. מַהוּ דְּתֵימָא לִפְתִילוֹת נָמֵי לָא חַזְיָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
אָמַר רָמֵי בַּר אָבִין: עִטְרָנָא — פְּסוּלְתָּא דְזִיפְתָּא. שַׁעֲוָה — פְּסוּלְתָּא דְּדוּבְשָׁא.
Shabbat 20b · Traduction française (IA)
Dans le même ordre d’idées, Rav Kahana a dit : Les roseaux qu’on a attachés en fagot doivent être allumés jusqu’à ce que la majeure partie s’enflamme. Si on ne les a pas attachés en fagot, il n’est pas nécessaire que la majeure partie s’enflamme, conformément à l’enseignement de Rav Houna. En revanche, pour les graines, il faut que la majeure partie s’enflamme. Et si on les a placées dans des paniers tressés, il n’est pas nécessaire que la majeure partie prenne feu.
Rav Yossef a enseigné une baraïta : Quatre sortes de bûchers n’exigent pas que la majeure partie des matériaux combustibles s’enflamme, car, une fois que le feu les a atteints, ils brûlent facilement. Ce sont les bûchers de poix, de soufre, de fromage sec et de matières grasses. Et il a été enseigné dans une baraïta : Les bûchers de paille et de débris de bois ramassés dans les champs n’exigent pas non plus que la majeure partie s’enflamme.
Rabbi Yoḥanan a dit : Le bois babylonien n’exige pas que la majeure partie s’enflamme. Rav Yossef le Babylonien objecte : De quel bois s’agit-il, celui qu’on utilise en Babylonie et qui brûle si bien ? Si tu dis qu’il s’agit de copeaux de bois utilisés pour le chauffage et l’éclairage, alors qu’à propos d’une mèche, Oulla a dit que celui qui l’allume pour une lampe de Chabbat doit allumer la majeure partie de ce qui dépasse du récipient, faut-il préciser que, pour des copeaux de bois, il faut en allumer la majeure partie ? Rav Yossef a plutôt dit : Il s’agit certainement d’une branche de cèdre. Et Rami bar Abba a dit : Il s’agit ici d’hysope [zaza].
Nous reviendrons à toi, Yetsiot HaChabbat.
Cette Michna énumère les combustibles et les mèches qu’il est interdit d’utiliser pour allumer les lampes de Chabbat, soit parce que leur utilisation pourrait inciter à accomplir un travail interdit pendant Chabbat, soit parce qu’elle ne convient pas au respect dû à Chabbat. La Michna commence par énumérer les matériaux qu’il est interdit d’utiliser comme mèches. Suit une liste des substances qu’il est interdit d’utiliser comme combustibles. MICHNA : Avec quoi peut-on allumer la lampe de Chabbat, et avec quoi ne peut-on pas l’allumer ? Concernant les types de mèches interdits, on ne peut allumer ni avec le liber du cèdre [lekhesh], ni avec du lin non peigné [ḥosen], ni avec de la soie brute [kalakh], ni avec le liber du saule [petilat ha’idan], ni avec une plante du désert [petilat hamidbar], ni avec la mousse verte qui se trouve à la surface de l’eau. Concernant les types d’huiles interdits, on ne peut allumer ni avec de la poix [zefet], ni avec de la cire [sha’ava], ni avec de l’huile de ricin [shemen kik], ni avec de l’huile brûlée [shemen sereifa], ni avec la graisse de la queue d’un mouton [alya], ni avec du suif [ḥelev]. Naḥum le Mède dit : On peut allumer avec du suif bouilli. Et les Sages disent : Qu’il soit bouilli ou non, on ne peut allumer avec aucun suif.
GUEMARA : La plupart des termes employés dans la Michna n’étaient pas compris en Babylonie. La Guemara les traduit donc et les clarifie. Nous avons appris dans la Michna qu’on ne peut pas allumer avec du lekhesh. La Guemara explique que le lekhesh est le liber du cèdre. La Guemara demande : Le cèdre n’est-il pas simplement du bois ? Comment en ferait-on une mèche ? La Guemara répond : La Michna parle de la matière laineuse qui se trouve sous son écorce.
La Michna a enseigné ensuite qu’on ne peut pas allumer avec du ḥosen. Rav Yossef a dit : Le ḥosen est de l’étoupe, le fin duvet qui se détache de la tige du lin peigné. Abayé lui a dit : N’est-il pas écrit : « Et le ḥason sera comme de l’étoupe » (Isaïe 1,31) ? On en déduit que le ḥosen n’est pas de l’étoupe. Abayé a plutôt dit : Le ḥosen est du lin dont la tige a été écrasée, mais pas encore peignée. Les fibres de la tige sont encore recouvertes d’une enveloppe et, par conséquent, brûlent mal.
Nous avons également appris dans la Michna qu’on ne peut pas allumer avec du kalakh. Chmouel a dit : J’ai interrogé tous les marins, et ils m’ont dit que le nom actuel du kalakh mentionné dans la Michna est koulka. Rav Yitzḥak bar Ze’ira a dit : Le kalakh est le cocon du ver à soie [gushkera].
La Guemara rapporte que Ravin et Abayé étaient assis devant Rabbana Neḥemya, le frère de l’Exilarque. Ravin vit que Rabbana Neḥemya portait du metaksa, une sorte de soie. Ravin dit à Abayé : Voilà le kalakh que nous avons appris dans notre Michna. Abayé lui dit : Nous, nous l’appelons shira peranda.
La Guemara soulève une objection à partir de ce que nous avons appris : Les shira’im, le kalakh et les sirikin, différentes sortes de soie, sont tous soumis à l’obligation des franges rituelles. Il semble donc que les shira’im et le kalakh soient deux sortes de soie différentes. Voilà une réfutation décisive de l’affirmation de Ravin, qui identifiait le kalakh à la shira peranda. La Guemara répond : En effet, c’est une réfutation décisive. Si tu le souhaites, dis plutôt que la shira est une chose distincte et la shira peranda une autre chose distincte. La shira peranda est le kalakh.
Nous avons appris dans la Michna qu’on ne peut pas non plus allumer avec du petilat ha’idan. La Guemara explique que le petilat ha’idan est du saule, qui brûle mal. La Guemara rapporte que Ravin et Abayé marchaient dans la vallée de Tamrurita. Ils virent ces saules. Ravin dit à Abayé : Voilà l’idan que nous avons appris dans la Michna. Abayé lui dit : Mais ce n’est que du bois. Comment en ferait-on une mèche ? Ravin en éplucha l’écorce et lui montra la matière laineuse entre l’écorce et le bois. Nous avons également appris dans la Michna : ni avec de la soie du désert [petilat hamidbar]. Il s’agit de la molène, qui brûle mal.
Nous avons appris dans la Michna qu’on ne peut pas utiliser la mousse verte qui se trouve à la surface de l’eau pour fabriquer une mèche destinée à allumer la lampe de Chabbat. La Guemara demande : De quelle mousse verte s’agit-il ? Si tu dis qu’il s’agit de la mousse qui se trouve sur les eaux stagnantes, cette mousse n’est-elle pas cassante et donc impropre à la fabrication d’une mèche ? Rav Pappa a plutôt dit : Il s’agit de la mousse qui s’accumule sur les navires, qui est plus souple et qui, une fois séchée, peut être façonnée en mèche.
Il a été enseigné dans une baraïta : Les Sages ont ajouté à la liste des mèches interdites de la Michna celles qui sont faites de laine et de poils. La Guemara fait remarquer : Notre tanna n’a pas jugé nécessaire de les énumérer, car il est pratiquement impossible de fabriquer des mèches avec ces matériaux : lorsqu’elles brûlent, la laine rétrécit et les poils sont roussis. Ces matériaux ne conviennent donc pas à l’usage comme mèches.
Nous avons appris dans la Michna qu’on ne peut pas utiliser de zefet ni de sha’ava comme combustible pour allumer la lampe de Chabbat. La Guemara explique que le zefet est de la poix et que la sha’ava est de la cire. Il a été enseigné dans une baraïta : Jusqu’au terme zefet inclus, la Michna traite de l’exclusion des matériaux impropres à servir de mèches ; à partir de ce terme, elle traite de l’exclusion des substances impropres à servir d’huiles. La Guemara demande : Il est évident qu’on ne peut pas faire une mèche avec de la poix ou des matières semblables. La Guemara répond : Il était nécessaire que la Michna mentionne la cire, de peur que tu dises qu’elle est également impropre à servir d’enduit pour les mèches, comme on les fabrique habituellement. La Michna nous enseigne donc que, bien que la cire soit impropre à servir d’huile, elle convient comme enduit pour les mèches.
Rami bar Avin a dit : Le goudron [itran] est un sous-produit de la poix. Lorsqu’on brûle du bois pour en extraire la poix, un liquide plus clair suinte après la poix : c’est le goudron. De même, la cire est un sous-produit du miel.
Traduction française générée par IA à partir de l’édition anglaise de Sefaria. Vérifie toujours un passage avec le texte source.
Text from Sefaria: William Davidson Edition - Vocalized Aramaic (CC BY NC).