
Sukkah 20b: Talmud study for Daf Yomi
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סוכה כ׳ ב · Aramaic and Hebrew text
שֶׁהֵן טְמֵאוֹת, וְשֶׁל טְבֶרְיָא שֶׁהֵן טְהוֹרוֹת. עַל מָה נֶחְלְקוּ? עַל שְׁאָר מְקוֹמוֹת. מָר סָבַר: כֵּיוָן דְּלֵיכָּא דְּיָתֵיב עֲלַיְיהוּ — כְּדִטְבֶרְיָא דָּמְיָין, וּמָר סָבַר: כֵּיוָן דְּמִקְּרֵי וְיָתְבִי עֲלַיְיהוּ — כִּדְאוּשָׁא דָּמְיָין.
אָמַר מָר: כׇּל הַחוֹצָלוֹת מְטַמְּאִין טְמֵא מֵת, דִּבְרֵי רַבִּי דּוֹסָא. וְהָתַנְיָא: וְכֵן הָיָה רַבִּי דּוֹסָא אוֹמֵר כִּדְבָרָיו!
לָא קַשְׁיָא: הָא דְּאִית לֵיהּ גְּדָנְפָא, הָא דְּלֵית לֵיהּ גְּדָנְפָא.
מֵיתִיבִי: חוֹצָלוֹת שֶׁל שַׁעַם וְשֶׁל גֶּמִי וְשֶׁל שַׂק וְשֶׁל סְפִירָא — מִטַּמֵּא טְמֵא מֵת, דִּבְרֵי רַבִּי דּוֹסָא. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אַף מִדְרָס.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר מַרְזוֹבְלֵי. שֶׁל שַׁעַם וְשֶׁל גֶּמִי — חֲזוּ לְכִינְתָּא דְפֵירֵי. שֶׁל שַׂק וְשֶׁל סְפִירָא — חֲזוּ לִגְוָלְקֵי וְצַנֵּי. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר מַחְצָלוֹת מַמָּשׁ, בִּשְׁלָמָא שֶׁל שַׂק וְשֶׁל סְפִירָא — חֲזוּ לִפְרָסֵי וְנָפְווֹתָא, אֶלָּא שֶׁל שַׁעַם וְשֶׁל גֶּמִי לְמַאי חֲזוּ? חֲזוּ לְנַזְיָאתָא.
אִיכָּא דְּאָמְרִי: בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר מַחְצָלוֹת מַמָּשׁ, שֶׁל שַׁעַם וְשֶׁל גֶּמִי — חֲזוּ לְנַזְיָאתָא, שֶׁל שַׂק וְשֶׁל סְפִירָא — חֲזוּ לִפְרָסֵי וְנָפְווֹתָא. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר מַרְזוֹבְלֵי, בִּשְׁלָמָא שֶׁל שַׂק וְשֶׁל סְפִירָא — חֲזוּ לִגְוָלְקִי וְצַנֵּי, אֶלָּא שֶׁל שַׁעַם וְשֶׁל גֶּמִי — לְמַאי חֲזוּ? חֲזוּ לְכִינְתָּא דְפֵירֵי.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי חֲנַנְיָה: כְּשֶׁיָּרַדְתִּי לַגּוֹלָה מָצָאתִי זָקֵן אֶחָד, וְאָמַר לִי: מְסַכְּכִין בְּבוּדְיָא. וּכְשֶׁבָּאתִי אֵצֶל רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אֲחִי אַבָּא, הוֹדָה לִדְבָרָיו. אָמַר רַב חִסְדָּא: וְהוּא דְּלֵית לֵיהּ גְּדָנְפָא.
אָמַר עוּלָּא: הָנֵי בּוּדְיָתָא דִּבְנֵי מָחוֹזָא, אִלְמָלֵא קִיר שֶׁלָּהֶן, מְסַכְּכִין בְּהוּ. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מְסַכְּכִין בְּבוּדְיָא, וְאִם יֵשׁ לָהֶן קִיר — אֵין מְסַכְּכִין בָּהֶן.
הֲדַרַן עֲלָךְ סוּכָּה
הַיָּשֵׁן תַּחַת הַמִּטָּה בַּסּוּכָּה — לֹא יָצָא יְדֵי חוֹבָתוֹ. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: נוֹהֲגִין הָיִינוּ שֶׁהָיִינוּ יְשֵׁנִים תַּחַת הַמִּטָּה בִּפְנֵי הַזְּקֵנִים, וְלֹא אָמְרוּ לָנוּ דָּבָר.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן, מַעֲשֶׂה בְּטָבִי עַבְדּוֹ שֶׁל רַבָּן גַּמְלִיאֵל שֶׁהָיָה יָשֵׁן תַּחַת הַמִּטָּה, וְאָמַר לָהֶן רַבָּן גַּמְלִיאֵל לַזְּקֵנִים: רְאִיתֶם טָבִי עַבְדִּי, שֶׁהוּא תַּלְמִיד חָכָם וְיוֹדֵעַ שֶׁעֲבָדִים פְּטוּרִין מִן הַסּוּכָּה, לְפִיכָךְ יָשֵׁן הוּא תַּחַת הַמִּטָּה. וּלְפִי דַּרְכֵּינוּ: לָמַדְנוּ שֶׁהַיָּשֵׁן תַּחַת הַמִּטָּה לֹא יָצָא יְדֵי חוֹבָתוֹ.
גְּמָ׳ וְהָא לֵיכָּא עֲשָׂרָה! תַּרְגְּמָא שְׁמוּאֵל בְּמִטָּה עֲשָׂרָה.
תְּנַן הָתָם: אֶחָד חוֹר שֶׁחֲרָרוּהוּ מַיִם, אוֹ שְׁרָצִים, אוֹ שֶׁאֲכָלַתּוּ מְלַחַת, וְכֵן מִדְבַּךְ אֲבָנִים, וְכֵן סְוָאר שֶׁל קוֹרוֹת — מַאֲהִיל עַל הַטּוּמְאָה.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כׇּל אֹהֶל שֶׁאֵינוֹ עָשׂוּי בִּידֵי אָדָם — אֵינוֹ אֹהֶל. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה?
Sukkah 20b · Traduction française (IA)
qu’elles peuvent devenir rituellement impures, même par l’impureté transmise par foulage, car ces nattes sont fabriquées pour qu’on s’y couche. Ils s’accordent également au sujet des nattes grossières de Tibériade : elles sont rituellement pures, car elles sont fabriquées exclusivement pour servir de cloisons et de couverture. Au sujet de quelles nattes sont-ils en désaccord ? Au sujet de celles qui sont fabriquées dans les autres régions. Un Sage, c’est-à-dire les Rabbins, estime que, puisque personne ne s’assied régulièrement sur ces nattes, elles sont comparables à celles de Tibériade et sont pures. L’autre Sage, Rabbi Dosa, estime que, puisqu’il arrive qu’on s’y assoie à l’occasion, elles sont comparables à celles d’Oucha et sont impures.
La Guemara examine la Michna citée plus haut. Le maître a dit : toutes les sortes de ḥotzalot peuvent devenir rituellement impures par l’impureté transmise par un cadavre ; telle est la déclaration de Rabbi Dosa. Il semble qu’elles soient toutes considérées comme des ustensiles, ce qui explique qu’elles soient susceptibles d’impureté rituelle et qu’on ne puisse pas les utiliser pour couvrir la soukka. La Guemara demande : Mais n’a-t-il pas été enseigné dans la baraïta : « De même, Rabbi Dosa disait conformément à son avis », c’est-à-dire conformément à l’avis de Rabbi Yishmael, fils de Rabbi Yosei, au nom de son père, que toutes les sortes de nattes sont rituellement pures et qu’on peut les utiliser pour couvrir une soukka ? Ces deux sources ne se contredisent-elles pas ?
La Guemara répond : Il n’y a pas de difficulté. Cette Michna parle d’une natte dont le bord est relevé, ce qui en fait un ustensile susceptible d’impureté rituelle. Cette baraïta parle d’une natte qui n’a pas de bord relevé [gedanpa] ; elle n’est donc pas un ustensile et n’est pas susceptible d’impureté.
La Guemara soulève une objection : les ḥotzalot faites de papyrus, de joncs, de toile à sac en poil de chèvre ou de crin de cheval, toutes tissées et confortables, peuvent devenir rituellement impures par l’impureté transmise par un cadavre, mais pas par l’impureté transmise par foulage, car, bien qu’elles soient considérées comme des ustensiles, elles ne sont pas destinées à servir de sièges ; telle est la déclaration de Rabbi Dosa. Les Rabbins disent : elles deviennent rituellement impures, même par l’impureté transmise par foulage.
La Guemara demande : Certes, selon celui qui affirme que les ḥotzalot sont des sacs appelés marzovelei, il n’y a pas de difficulté. Selon celui qui estime qu’elles ne deviennent pas impures par l’impureté transmise par foulage, la raison est qu’elles ne sont pas destinées à servir de sièges. Toutefois, puisqu’elles sont des ustensiles, elles deviennent impures par l’impureté transmise par un cadavre. Et à quoi servent ces ustensiles ? Ceux en papyrus et en joncs peuvent servir de corbeilles à fruits, tandis que ceux en toile à sac et en crin de cheval peuvent servir de petits sacs [gulkei] et de paniers pour les légumineuses et les petits fruits, car leur tissage est plus fin. Mais selon celui qui affirme que les ḥotzalot sont de véritables nattes sans bord relevé, quelle est la base du désaccord ? Ces nattes ne conviennent qu’à ce qu’on s’y couche. Certes, celles en toile à sac, en poil de chèvre ou en crin de cheval peuvent servir de cloisons et de tamis à farine. Mais à quoi peuvent servir les nattes en papyrus et en joncs ? La Guemara répond : elles peuvent servir de couvercles pour des cuves de bière.
Certains rapportent une autre version de cet échange : Certes, selon celui qui affirme que les ḥotzalot sont de véritables nattes, celles en papyrus et en joncs peuvent servir de couvercles pour des cuves de bière, tandis que celles en toile à sac, c’est-à-dire en poil de chèvre, et en crin de cheval peuvent servir de cloisons ou de tamis. Mais selon celui qui affirme que les ḥotzalot sont des sacs appelés marzovelei, quelle est la base de leur désaccord ? Certes, les sacs en toile à sac et en crin de cheval peuvent servir de petits paniers et de sacs ; mais à quoi peuvent servir les nattes en papyrus ou en joncs ? Pourquoi sont-elles susceptibles d’impureté rituelle ? La Guemara répond : elles peuvent servir de corbeilles à fruits.
Il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Ḥananya a dit : « Lorsque je descendis en exil à Babylone, je rencontrai un ancien qui me dit : “On peut couvrir la soukka avec une natte.” Lorsque je retournai en terre d’Israël et que je vins auprès de Rabbi Yehoshua ben Ḥananya, le frère de mon père, et lui rapportai les paroles de l’ancien, il approuva son avis. » Rav Ḥisda dit : Cela ne s’applique qu’à une natte dépourvue de bord relevé et qui ne convient à aucun autre usage qu’à la couverture.
Oulla dit : Si les nattes des habitants de Meḥoza n’avaient pas leur rebord, c’est-à-dire leur bord relevé, on aurait le droit de les utiliser pour couvrir une soukka. Cet avis est également enseigné dans une baraïta : « On peut couvrir la soukka avec une natte ; mais si elle a un rebord, on ne peut pas l’utiliser pour couvrir une soukka, car le bord relevé en fait un récipient susceptible d’impureté rituelle. »
Puissions-nous revenir à toi, chapitre « Soukka ».
MICHNA : Celui qui dort sous le lit dans la soukka ne s’est pas acquitté de son obligation, car le lit constitue une tente qui fait écran entre lui et le toit de la soukka. Rabbi Yehuda a dit : « Nous avions coutume de dormir sous le lit devant les Anciens, et ils ne nous disaient pas que nous ne nous acquittions pas de notre obligation. » Apparemment, le lit n’a pas le statut halakhique d’une tente et n’empêche pas de s’acquitter de la mitsva.
§ Rabbi Shimon dit, contrairement à l’avis de Rabbi Yehuda : « Il arriva que Tavi, l’esclave cananéen de Rabban Gamliel, dormît sous le lit, et Rabbi Gamliel dit en plaisantant aux Anciens : “Avez-vous vu mon esclave Tavi, qui est un érudit de la Torah et sait que les esclaves sont dispensés de la mitsva de la soukka ?” » Puisqu’il s’agit d’une mitsva positive limitée dans le temps, les esclaves cananéens, dont le statut dans cette catégorie halakhique est le même que celui des femmes, sont dispensés de l’obligation d’accomplir la mitsva de la soukka. C’est pourquoi il dort sous le lit. Rabbi Shimon poursuivit : « Et, soit dit en passant, puisque Rabban Gamliel ne rendait pas de décision halakhique, nous avons appris que celui qui dort sous le lit ne s’est pas acquitté de son obligation. »
GUEMARA : La Michna affirme que celui qui dort sous un lit ne s’est pas acquitté de son obligation, car un lit, comme une tente, fait écran entre la personne et le toit. La Guemara demande : Mais l’espace sous le lit n’a-t-il pas une hauteur inférieure à dix palmes, et un espace de moins de dix palmes de haut ne constitue-t-il pas une tente ? Shmuel interpréta la Michna : elle parle du cas d’un lit haut de dix palmes.
La Guemara fait remarquer : Nous avons appris dans une Michna, au sujet de l’impureté d’une tente, que le statut de tente au-dessus d’une impureté s’applique aussi bien à un trou dans un rocher, creusé par l’eau ou par des animaux rampants, ou rongé par le sel, qu’à un espace dans une assise de pierres et à un espace dans un tas de poutres. Une source d’impureté transmise par un cadavre transmet l’impureté aux autres objets se trouvant dans ces espaces, car ceux-ci constituent une tente au-dessus d’un cadavre.
Rabbi Yehuda dit : Une tente qui n’a pas été établie par une personne n’a pas le statut de tente et ne transmet pas l’impureté. La Guemara demande : Quelle est la raison de l’avis de Rabbi Yehuda ? D’où a-t-il déduit cette halakha ?
Traduction française générée par IA à partir de l’édition anglaise de Sefaria. Vérifie toujours un passage avec le texte source.
Text from Sefaria: William Davidson Edition - Vocalized Aramaic (CC BY NC).